mercredi 18 juillet 2007

Work hard, play hard

Depuis quelques temps, ma vie semble être purement bidimensionnelle: travail et escalade, les deux à fond. Mon esprit scientifique me porte à croire que cela semble être curieusement corrélé à la présence d’un invité qui, curieusement, pratique les deux mêmes activités avec au moins autant d’enthousiasme que moi.


Patrik, un chercheur post-doctoral de UBC qui est de passage à Christchurch, vit avec nous depuis quelques semaines. Il est venu ici pour une conférence en biologie (évolution) et a décidé de rester pour grimper, et comme c’était un ami d’un ami on l’a invité à venir camper chez nous. Quand je dis camper, c’est littéralement camper. Matelas thermarest, un set de vaisselle de 4 tasses / 4 assiettes / 4 bols etc., et la même température que si on était dehors. Chez nous, quand on souffle ça fait de la boucane, juste pour vous dire. On essaie de maintenir un horaire de travail acharné pour 2 jours, suivi d’un jour d’escalade, 2 autres jours de travail, puis une fin de semaine d’escalade: répétez jusqu’à épuisement. Ça peut sembler tordu pour des gens normaux, mais il fait croire que les chercheurs en biologie sont légèrement obsessifs-compulsifs. Le pire, c’est que nous réussissons à abattre une quantité impressionnante de travail malgré tout. Il faut croire que le froid (combiné au fait que nous mettons les bouchées doubles pour pouvoir prendre les mercredis de congé!) nous rend productifs.

Les soirées sont agrémentées d’une bouteille de « cooking wine » à 7$, en doudoune et dans un sleeping dans le salon… et on recommence la routine le lendemain. Priscilla nous trouve pas mal drôles. Elle va beaucoup mieux, vient avec nous grimper, etc. Ne vous en faites pas, à travers tout ça je m’occupe bien d’elle! Je travaille à la maison et donc on est pratiquement 24h/24h ensemble.


Mercredi dernier Pat et moi sommes retournés à Castle Hill, sans Priscilla cette fois car la température était un peu misérable et elle a préféré rester à la maison. Même si c’est seulement à 100 km de Christchurch, la météo peut être complètement différente là-bas à cause de l’effet des montagnes. On s’est donc risqué malgré la pluie, pour se rendre compte que tout était mouillé là-bas mis à part quelques lignes. Il neigeait et c’était nuageux, donc pas terrible. En plus, nous avons dû retourner à Christchurch à mi-chemin à l’aller pour aller acheter une paire de chaînes pour l’auto (ils bloquent la route à Porters Pass quand c’est glacé et ils ne font passer que les autos avec des chaînes), car notre paire précédente avait brisé la semaine d’avant. Nous nous sommes rendu compte après coup qu’elles étaient deux grandeurs trop grandes: 100$ de gaspillé, grrr. Bref même à 100 km, c’est toute une aventure d’aller à Castle Hill en plein hiver. Patrik n’a pas vraiment aimé sa journée car il n’a pas réussi à grimper quoi que soit! Il a beaucoup de misère à s’adapter au style ici, mais en général il a un bon sens de l’humour et donc il s’amuse.

En fin de semaine Pris, Pat et moi allons camper dans le sud du Canterbury, où nous ne sommes pas encore allés. On a bien hâte de découvrir une nouvelle région. On vous envoie des photos la semaine prochaine.

A+

Etienne

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