lundi 6 août 2007

adieu juillet!

Plusieurs disent qu’ils n’y a pas de saisons en Nouvelle-Zélande, mais seulement la météo. Et bien on a justement eu un petit répit de l’hiver pour une semaine et on en a profité pour faire du vélo de montagne en masse et grimper à des endroits dont les conditions ne sont normalement pas bonnes en hiver. Les autres journées un peu plus fraiches ne nous ont quand même pas empêchées de découvrir les sites d’escalade et de surf de la région.


Escalade à Hulkhogan wall et au cave

Il y a quelques fins de semaine, Dough (étudiant américain), Patrick (notre invité de la Colombie-Britannique), Etienne et moi nous sommes allés au Hulkhogan wall. C’est un mur de 3-5 m de haut, 500 m de long et très déversant qui nécessite zéro marche d’approche. Cet endroit se trouve dans les terres à 3 heures au sud de Christchurch. Nous sommes arrivés au camping à minuit et avons installés nos tentes à l’endroit le plus beau, le plus proche de la cuisine et des toilettes. Erreur. Le réveil a été pénible parce qu’il faisait sérieusement froid (ma bouteille d’eau était glacé) et c’était très sombre. Après avoir niaisés dans les sacs de couchages un bon deux heures à essayer de se réchauffer, Etienne et moi avons pris notre courage à deux mains et sommes allés en mission pour récupérer la clé de la cuisine, vers 10h, pour préparer un déjeuner chaud à tout le monde. La clé est disponible au pub du village, à 5 minutes de marche du camping. Nous n’y avions pas pensé, mais le pub ouvre seulement à 16h, alors Etienne et moi sommes arrêtés au café d’à côté, le Flying pig, pour un ‘’flat white’’ (cappuccino sans cacao et avec un peu plus de lait, mais moins qu’un latté. C’est une vraie science le café en Nouvelle-Zélande!) et une ‘’pie’’ pour Etienne. Après s’être bien réchauffés et avoir jasés d’agriculture et d’environnement avec une famille locale propriétaire d’une ferme de 1 000 vaches (c’est beaucoup de vaches!) nous sommes retournés réveiller nos amis qui tentaient encore désespérément de se réchauffer. C’est à ce moment que nous avons réalisés que nos tentes étaient dans le seul endroit à l’ombre du camping et qu’il y avait un soleil plombant partout à part sur nos tentes qui étaient toujours givrées… On les a déplacées pour la prochaine nuit. Et puis nous voilà enfin en direction du fameux mur qui nous a rapidement épuisés. Nous avons grimpés tout ce qui nous semblait beau et possible jusqu’à ce que nos muscles n’en puissent plus. C’est vraiment déversant! J’en ai aussi profité pour aller jogger sur les chemins de fermes traversant les collines de la région. C’est certainement un des plus beaux endroits pour la course. Le paysage rural est vraiment beau avec les montagnes enneigées au loin. De retour au camping nous avons enfin récupéré la clé, mangé un chili pas mal hot et sommes allés écouter le match de rugby de la Nouvelle-Zélande contre l’Afrique du Sud au pub. Devinez qui a gagné? La Nouvelle-Zélande. Ils sont vraiment bons! Entre le match de Rugby sur grand écran, la bière vraiment pas cher, les grignotinnes gratuites bien graisseuse qu’Etienne a dévorées, la sympathique barmaid qui s’appelle aussi Priscilla et les villageois vraiment accueillants, l’élément le plus apprécié était certainement le foyer bien chaud! Et puis nous sommes retourné s’épuiser sur le mur encore le lendemain, mais en se réveillant sous le soleil cette fois-ci. Ce serait incroyable si ce mur pouvait être un peu plus proche, il ne serait plus nécessaire d’aller au gym!

Voici quelques photos de nous à Hulkhogan wall.
























Il y a quand même un autre endroit encore plus déversant, tout près du centre ville, plutôt intéressant pour les grimpeurs prêts pour de sérieux défis : le Cave. Il est rare que les conditions soient bonnes en hiver parce que l’eau percole à travers les parois les gardant toujours bien humide. Ceci dit, Etienne a finalement grimpé au cave avec Max, un local qui contrairement aux autres kiwi, ne pratique qu’un sport. On n’en revient toujours pas! J’ai dit qu’Etienne a grimpé, et bien c’est vite dit, parce qu’après 3 minutes sur la voie de réchauffement, un 27 (12 b-c), il était mort. C’est peut-être l’inclinaison, mais probablement aussi le contre la montre de 20 minutes qu’il a fait pour se rendre… Bref il a travaillé fort entre les dégaines, il a tombé à répétition et il a passé la majorité de l’après-midi à assurer Max faisant des laps sur une 29 (5.13a). J’ai suggéré à Etienne de prendre la ride de vélo un peu plus relax la prochaine fois.

Vu la difficulté des voies j’ai préféré aller nager pour ensuite les rejoindre seulement pour voir l’endroit, mais ils avaient déjà terminé à mon arrivé. Alors je n’ai pas eu la chance de voir l’endroit, mais d’après les photos, c’est vraiment beau. Personnellement, je trouve que l’endroit ressemble plutôt à un dôme de pierre naturelle qu’un cave avec une vue sur la mer.

Voici quelques photos du Cave.


















Et le surf…et parenthèse sur le travail d’Etienne

Pendant qu’Etienne travaille fort sur son projet de doctorat, en fait il est en phase ‘’éponge’’, c’est-à-dire qu’il lit absolument tout ce qui a été fait sur son domaine pour s’assurer de faire un projet encore meilleur et plus innovateur que les autres. Il est rendu à 1 500 articles de lu en plus de plusieurs livres. Il a aussi maintenant 2 articles officiellement acceptés pour publication. Bravo Etienne!

Bon que disais-je, pendant qu’Etienne travaille fort, j’en profite pour découvrir les vagues du coin. Jusqu’à date c’est divertissant, à ces heures, mais loin d’une destination mondiale de surf. Il y a New Brighton, à 8 km de notre maison, qui est bien quand les vagues ont environ 1 – 1,5 m, plus grosses elles perdent leurre forme. J’ai eu la chance de surfer quelques fois et c’était vraiment le fun! Par contre c’est difficile d’avoir des bonnes journées, parce que les vagues doivent être de la bonne grosseur et le vent pas trop fort et dans la bonne direction. Puis il y a Taylor Mistake qui est à peine plus loin, qui est bien et plus puissant, par contre avec un long surf board je n’ai jamais encore réussi à me rendre à la vague, mais je n’ai essayé qu’une fois. Comme les vagues se forment un peu partout (beach break), il n’y a pas de couloir calme pour se rendre aux vagues avant qu’elles déferlent. Une petite planche te permet de passer sous les vagues déferlantes en nageant vers le large, mais une longue planche se fait entraîner. Certaines personnes sont capables de faire le ‘’turtle roll’’, mais personnellement ce n’est pas ma spécialité. J’y arrive dans les vagues plus douces et petites. Alors la morale de cette histoire, je magasine un short board…

Avec un peu plus de conduite, il y a un paradis, Magnet bay, à 75 km. C’est une route accidentée traversant plusieurs collines avec seulement une voie pour les derniers kilomètres. Il n’y a pas de garde de sécurité sur le bord des routes en Nouvelle-Zélande, ça rend la conduite encore plus intéressante! Une fois arrivée, il y a une vue magnifique sur les sommets enneigés, une superbe plage de roches et pleins de moutons pour vous souhaiter la bienvenue. J’étais seule qu’en j’y suis allée et les vagues déferlaient trop proche des roches à mon goût alors je suis allée nager une demi-heure et j’ai exploré la baie et piqué une bonne jasette avec le fermier qui passait en VTT avec quelques-uns de ses chiens. Il m’a confirmé que personne n’a jamais vu de requins à cet endroit et que souvent les vagues déferlent plus loin des roches. Alors j’y retournerai, quand les prédictions seront bonnes. Tout de même, j’ai passé une journée fantastique par une vraie journée d’été au milieu de l’hiver.

Voici une image de Magnet bay prise sur internet, c'était aussi beau quand j'y étais.









Il y a beaucoup d’autres endroits à découvrir, mais ils nécessitent plus de conduite. J’ai comme projet d’aller découvrir Kaikoura très bientôt. C’est le meilleur endroit sur la côte Est de l’île du Sud. Je vous en redonne des nouvelles.

Notre nouveau dada, le vélo de montagne

Il faut croire que les kiwis déteignent sur nous en ce qui concerne la pratique d’à peu près tous les sports de plein air parce que dernièrement nous nous sommes acheté des vélos de montagne. Avec les Port Hills, des collines d’environ 500 m de hauteur (qui sont en fait un ancien volcan) situées à côté du centre-ville et ses 50 km de sentier de vélo de montagne en plus de 2 parcs dans la ville avec 10 km de sentier chacun, dont un sur le bord de la mer, nous n’avons pas pu résister à la tentation.

Nous sommes maintenant les heureux propriétaires de deux Kona double suspension. Kona est une marque Canadienne vraiment réputée et fait intéressant les vélos étaient les même prix ici qu’au Canada. Alors nous avons exploré le parc en bordure de la mer il y a déjà 2 semaines. Les sentiers sont plutôt plats et pas tellement difficiles, mais ils y a plusieurs courbes serrés et pour les maniaques de vitesse il y du défi… Puis les Port Hills, c’est EXTRAORDINAIRE. Les sections que nous avons fait on vu sur la mer et le niveau de difficulté en pas mal élevé, mais on s’en sort en marchant quelques sections. En fait Etienne est beaucoup plus confient que moi, mais il tombe aussi un peu plus! Il a fait deux chutes la dernière fois et il s’est calmé un peu après. Par moment c’est même un peu épeurant parce que les trails ont 30 cm de large et coupent à travers une pente très raide. Une chute à ces endroits implique une bonne déboulade….Mais ça c’est juste à quelques endroits, nous sommes quand même capable de faire de longues sections sans mettre le pied à terre. J’y suis allée avec une amie, Ahora, la semaine dernière et quel spectacle! Elle flotte par-dessus les roches. J’ai à peine le temps de clipper mes pédales que je l’ai déjà perdu de vue. Elle en fait depuis 15 ans. Elle a été invitée pour courir en Australie cette année, mais ça ne lui tente pas… En tout cas c’est inspirant!

Et puis, j’ai oublié de vous dire que c’est le ‘’lambing season’’, il y a plein de bébés moutons tous plus mignons que les autre.

Voici des photos d’une de nos sorties dans les Port Hills.

3 commentaires:

Unknown a dit...

Ah ! Ca donne le goût d'y être.
Les paysages sont époustouflants.

J'ai l'impression que vous ayez trouvé un pays qui se rapproche beaucoup de vos valeurs et dans lequel vous semblez filer le parfait bonheur.

Nicole et moi avons intérêt à garder la forme si on veut être capable de vous suivre un peu.

Continuez à nous faire parvenir vos aventures. Vous nous faites si bien rêver. Peut-être un livre à la fin du voyage ?

Papa Marc

Francis a dit...

Bonjour à vous deux:

Excellent reportages ,continuez de nous nourrir d'informations et de superbes photos.

Ginette & Francis.

Francis a dit...

Bonjour à vous deux:

Excellent reportages ,continuez de nous nourrir
d'informations et de superbes photos.

Ginette & Francis.