Quoi de mieux après un blitz de travail de plus de 30 jours en ligne sur le terrain que de se reposer et de ne rien faire? Aller se détruire les mollets et les cuisses à grimper des montagnes enneigés, bien sûr. Du moins, c’est ce que nos esprits tordus nous ont porté à aller entreprendre. Notre façon à nous de nous reposer, j’imagine.
Malgré que nous avions conduits maintes fois de Christchurch jusqu’au Lake Tekapo dans le dernier mois, nous n’avions pas encore franchi la route vers le sud qui mène aux « vraies » montagnes – le cœur des Alpes néo-zélandaises, le parc National Aoraki/Mont Cook. Aoraki (

Ayant terminé tout le travail à accomplir avant l’arrivée de mes parents à Auckland, nous avions donc un jour et demi de libre pour aller s’amuser dans ce petit coin de paradis. Direction : la fameuse marche vers
Cette marche, très populaire car relativement accessible, longe le flanc (assez escarpé) du Mont Oliver (

Après environ 4 heures d’une grimpe assez raide sous un soleil tapant et sans aucun vent (ce qui est tout à fait atypique du climat NZ), nous avons atteint la récente Mueller hut (2003), qui contient pas moins de 35 lits, dont 15 étaient occupés. Pas si mal. À l’intérieur, du gaz pour cuisiner, de l’eau potable, etc. Le grand luxe quoi, avec superbe vue sur Aoraki, sur le Mont Sefton (

Après une bonne nuit de repos, nous nous sommes réveillés au petit matin avec encore un soleil radieux et aucune trace de vent. La descente s’est bien déroulée et a été facilitée en grande partie par le fait qu’au lieu de marcher le premier tiers, on a pu utiliser la gravité et descendre les côtes enneigés sur les fesses. Efficace quoique peu élégant. Faut croire que le fait d’être québécois et d’avoir passé notre jeunesse à dévaler des pentes enneigées a du aider, car à ma surprise ce n’est clairement pas tout le monde qui y pensait (ou osait).
Vers le bas de la montagne, nous avons croisé un nombre impressionnant de touristes asiatiques tous moins bien préparés les uns que les autres à l’ascension, sans eau, en souliers de course, en jeans, et nous demandant « how far to the snow? » (et nous de répondre 2-3 heures, ce qui les décourageait légèrement). Par pitié nous avons même fait don de notre unique bouteille d’eau à un qui avait sans aucun doute très soif et qui s’était fait dire que la neige était à 30 minutes de marche (ou avait-il mal compris?)

Sur notre retour nous en avons profité pour aller jeter un coup d’œil au Tasman Glacier, le plus gros glacier de
Je vous laisse regarder les photos qui racontent mieux les paysages que mes mots… Demain, direction Auckland pour aller rencontrer les parents : on vous donnera des nouvelles de cette nouvelle aventure bientôt.
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