Nous avons conduit direct vers le nord en longeant la côte est de l’île du Sud, repassant par la région de Kaikoura que nous avions déjà visité. Cette fois, nous ne nous sommes pas arrêtés, mais avons plutôt conduits direct en direction de Bleinheim, l’une des régions vinicoles les plus connues du pays. Nous en avons profité pour aller visiter quelques vignobles qui produisaient d’excellents Sauvignon Blanc, Pinot Noir, Güwerstraminer, Riesling, etc. Les vins étaient très bons (sauf un Sauvignon Blanc 2002, nous avons découvert que ce cépage fait un vin qui vieillit mal) et Priscilla s’est sacrifiée pour être chauffeur désigné, je trouvais juste ça trop difficile de cracher tout ce bon vin!
Ensuite, nous nous sommes arrêtés à Picton pour la nuit, pour aller prendre le traversier vers Wellington le lendemain matin. Picton me faisait beaucoup penser à
C’est à la noirceur que nous avons approchés le parc national Tongariro et comme c’est à plus de
Nous nous sommes lancés sans plus attendre dans la marche Tongariro Crossing, apparemment la plus belle marche d’une journée en NZ (difficile à confirmer, mais c’était en effet très beau). Nous avons passé des volcans, une source sulfureuse, des chutes, etc. Les paysages sont beaux mais assez morbides (roches noire, végétation très foncée et même rougêatre). C’est en grande partie pour ça que Peter Jackson a choisi cette région pour représenter le Mordor dans son film du Seigneur des Anneaux (regardez les photos, vous allez comprendre).
La prochaine région dans notre itinéraire (qui n’était pas du tout planifié d’avance par ailleurs) était la région de Taupo / Rotorua, une région remplie d’attractions géo/hydrothermales des plus inusitées. Sur la route, on voit littéralement de la fumée et des « mud pools » partout dans les pâturages et les plantations de pins. Ça chauffe et ça sent le souffre à plein nez. Il y a aussi une centrale électrique géothermale qui produit à elle seule 5% de l’électricité du pays.
On ne pouvait pas passer par-là sans faire les touristes et visiter Wai-o-Tapu (eaux sacrées en Maori), un site privé qui s’auto proclame un « geothermal wonderland ». À 25$ / adulte, j’espérais en avoir pour mon argent. Nous n’avons pas été déçus. Des trous gigantesques créés par
l’effondrement même du sol qui se fait gruger par en-dessous par des vapeurs acides, des terrasses de silice couleur de jade, des trous remplis de souffre, des bassins de boue bouillante, geysers, etc. C’est vraiment très dépaysant, je n’avais jamais rien vu de tel. Ici, marcher dans la forêt hors des sentiers est extrêmement dangereux car on peut tomber dans de l’eau bouillante à tout moment si le sol s’effondre. Pas mal pire que nos ours noirs ça!
Mais être situé dans une région géothermale aussi active n’a pas que des côtés dangereux. Dans la forêt, certains ruisseaux sont alimentés par des sources d’eau chaude, et nous avons eu droit à la plus belle hot pool, un bassin d'environ six mètres de diamètre garni d'une chute de trois mètres de haut, le tout (chute incluse) à 40 degrés Celsius! (voir photo). On n’avait qu’à aller en dessous de la chute pour recevoir un massage! J’y serais resté des heures, mais après un certain temps on commençait à bouillir sérieusement et puis on devait être à Auckland le soir même.
Auckland me faisait penser un peu à Montréal, entourée par l’eau, avec son port en plein centre-ville etc. C’est une belle ville mais ça me fait réaliser à quel point on est bien dans la plus petite ville qu’est Christchurch finalement (pas de trafic, les montagnes à côté). On sent aussi que le rythme de vie d’Auckland est plus rapide. Nous sommes allés prendre une marche dans le port pour voir les fameux voiliers d’Auckland (une maison sur 4 possède un bateau). Pour Jean Leclair (un passionné de voile) qui m’a souvent parlé d’Auckland et de la fameuse « America Cup », j’en ai profité pour prendre une photo d’un des voiliers qui a participé à cette course (voir photo).
Le lendemain matin après un peu d’attente on rencontrait finalement Gab et Karo! On était vraiment content de les voir et après leur avoir présenté leur nouvelle maison mobile (van) pour les prochains 7 mois, nous sommes filés tous ensemble en direction de la péninsule de Coromandel. Les routes étaient très sinueuses et pentues, avec de belles vues sur la mer et la forêt. Le highlight de la région était définitivement la « Hot water beach ».
Cette superbe plage a, à marée basse, une source chaude à 64 degrés Celsius juste en-dessous du sable. En marchant par-dessus ce point chaud on se brûle les pieds, c’est vraiment particulier comme sensation. Comme la marée basse (et la pleine lune en même temps!) était à minuit, nous sommes allés nous creusé notre propre « hot tub » naturel dans le sable et avons profité de ces instants magiques. L’eau était beaucoup trop chaude pour rester longtemps, mais en mélangeant avec de l’eau de mer c’était soutenable et même assez agréable merci. J’aimerais bien avoir ça à côté de Christchurch!
Le lendemain, nous sommes allés faire de l’escalade à Froggatt Edge, l’un des sites les plus populaires de l’île du Nord. Un petit site sur une ferme laitière et un rocher volcanique particulier (imbgrite) qui forme plein de trous. Nous avons passé la journée à grimper les classiques du coin (et à marcher dans des bouses de vaches). Un beau site, mais ça ne bat certainement pas l’escalade sur l’île du Sud en terme de quantité de voies. Journée très ensoleillée et agréable.
Ma dernière destination avant de repartir pour Christchurch était Raglan, le fameux spot de surf en NZ. Par contre nous sommes arrivés là pour trouver une mer complètement plate, et donc pas trop impressionnante pour le surf. Priscilla et Gab étaient pas mal déçus. Nous avons profité de l’endroit pour relaxer et même jouer à un jeu de société en plein soleil. Priscilla a gagné encore une fois, au plus grand dam de Karo qui voyait partout des conspirations contre elle (elle gagnait tout le long de la partie!).
Le retour au travail a été assez difficile après cette superbe semaine, surtout que Priscilla est restée avec Karo et Gab pour les prochaines deux semaines et que je me retrouve seul dans la maison… mais bon, ça devrait passer vite et j’en profite en attendant pour me défoncer au travail et préparer ma saison de terrain qui approche à très grand pas.
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